Les z’emours

« …Toutes ressemblances avec des personnages et des situations ayant existé sont fortuites et ne sauraient impliquer la responsabilité de l’auteur » …Notez bien que je ne fustige pas, hein ? Je constate. Je sens que je vais me faire des amis sur le coup ! Ça dénote un changement de mentalité quand même : se justifier en permanence …

Pourquoi un tel article dans ReflexNumerick, LE BLOG ?

J’annonce la couleur de suite : la photographie se prête à merveille à toutes les manipulations. Traiter de la rumeur contre l’information, de la retouche contre le traitement de la photo, du show télévisé contre l’émission documentaire et autres broutilles qui substituent le mensonge à la vérité, qui fait prendre des vessies pour des lanternes me tient à cœur.

Donc, cette vieille émission, Les z’emours, nous montrait ces couples fragiles, se connaissant mal après une vie commune. Un peu comme ces consommatographes qui découvrent après quelques mois de vie partagée avec leur D700 adoré, que pour faire de bonnes photos, il faut en lire le mode d’emploi de 400 pages et se résigner à se satisfaire, malgré tout, de photos jaunâtres dès que les lampes sont allumées.

A moins que je ne confonde avec une émission où un individu au visage émacié, tenait à faire passer la rumeur pour information, l’opinion pour raisonnement, le jugement des personnes pour critiques de bon aloi. Avec la malveillance, la mauvaise foi qui sied aux mauvais vendeurs qui mettent « un pied dans la porte…. ».

Comme lui, des partisans se disent journalistes et ne propagent que des « on dit », d’autres omettent de préciser les conditions de leur reportage et des photographes retouchent leurs photos ! Logique.

Un peu comme ces publicités qui nous décrivent par omissions l’ « …Appareil photo élégant à écran tactile. Alliance parfaite d’un style sophistiqué et d’une merveille de technologie, le xxxxx* propose une large gamme de fonctions garantissant des résultats exceptionnels.
L’écran tactile multipoint détecte instantanément la pression de vos doigts, pour une utilisation incroyablement intuitive. Le moniteur OLED haute définition reproduit minutieusement le moindre détail de vos photos, offrant ainsi une reproduction des couleurs, une luminosité et une netteté incomparables. Le capteur CMOS rétro-éclairé 16 millions de pixels vous garantit des performances optimales, quelles que soient les conditions d’éclairage, tandis que des fonctions innovantes telles que le mode de prise de vue 3D vous permettent d’immortaliser votre vision du monde de manière ludique. »
Bref, le boîtier qu’il nous faut pour aller faire un safari photo au Kenya ! N’est ce pas ? …Avec un vulgaire compact, fût il un *COOLPIX S100, ce sera difficile quand même !

Définissons. La photographie est un fichier numérique, il est nécessaire de le transformer. Donc, transfert du fichier sur un ordinateur puis, à l’aide de logiciels spécifiques, optimisation de celui ci : redressement de la photo, des perspectives et léger recadrage si nécessaire, correction des yeux rouges après le coup de flash, réglage du contraste, de la luminosité, des couleurs, éventuellement passage en N&B ou virage, suppression des tâches et poussières dues au capteur, une accentuation et hop ! Sauvegarde et imprimante !

Le traitement peut continuer par une transformation, au delà de l’optimisation, pour modifier l’apparence du sujet lui même. Modifier un corps, un visage, un paysage, effacer des éléments ou en rajouter. La portée ne sera pas la même si ces manipulations sont d’ordre esthétique ou pour servir une idéologie, un message de propagande, une mode ou un mensonge. La différence est évidente, entre inventer un paysage, une lumière et transformer les lieux d’un attentat ou d’une bavure de guerre. Le même écart d’intention se mesure entre estomper un bouton de fièvre sur le visage de la mariée et changer la tête d’un invité d’une réunion politique discrète, voir ajouter des personnages pour simuler l’impression de foule lors d’un meeting politique, comme présenter des corps difformes par leur présentation filiforme n’est pas optimiser la féminité…. Bref, l’intention photographique détermine l’acte.

De là à vouloir légiférer sur la retouche photo il n’y avait qu’un pas. Quand l’absence d’éthique est avérée, la loi comble le vide. « Photo retouchée », label que voulait imposer la députée UMP Valérie Boyer. Quoi de plus insultant pour l’honnête professionnel ? Et quoi de plus normal quand plus personne ne peut savoir la véracité de la photo qu’il voit ? Quand l’image, présentée comme un témoignage, est issue de l’imaginaire du photographe ? Quoi de plus normal quand tout le monde peut s’improviser photographe, quand les journaux font appel aux possesseurs de téléphone pour informer le public ?

Dans une ambiance où la rumeur tient lieu d’information, la question peut se poser.

La bataille pour une reconnaissance tarifaire peut paraître efficace et pourtant si illusoire. Le tarif n’est qu’une conséquence d’une offre rare ou abondante, d’un savoir faire expérimenté ou d’une sortie d’apprentissage; d’une bonne commercialisation ou d’une errance de débutant.

Créons une photographie à deux vitesses, les photos faites par des pros patentés, pour des organes de presse, papiers ou web, officiellement reconnus comme tels et tous les autres vecteurs pour lesquels le public n’aurait aucune garantie d’authenticité des photographies. A chaque vecteur de définir sa propre charte ; et d’autre part la reconnaissance de deux labels distincts, un pour la photographie et un pour l’infographie. Ces deux activités, usant de matériels communs, pouvant prétendre à être artistiques.

Mais de grâce, finis les z’emours ! Laissons les faux journalistes, les faux reporters à leurs shows du mensonge et laissons les « pros » travailler, comme ils l’ont toujours fait … L’éthique n’est pas un concept mais une réalité. Tout le monde y gagnera, les amateurs d’images bien faites et les lecteurs d’informations, les photoreporters et les artistes, les amateurs et les professionnels. Seuls y perdront les tartuffes …..

ReflexNumerick, LE BLOG

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8 Responses to Les z’emours

  1. Cocagne says:

    Voila une proposition qu’elle me plait !
    Un pro est quelqu’un qui s’engage et par ce fait doit assumer ses engagements et répondre de ses errements.
    Ta proposition n’est pas du tout anecdotique et même je la trouve innovante; on n’interdit pas on ne rend pas obligatoire mais on laisse les gens décider de ce qu’ils veulent trouver dans leurs média; en leur donnant un outil pour juger de la crédibilité de ce qu’on leur propose.
    Mais il y a du boulot pour la simple raison que les professionnels eux même participent au cirque de la communication sans état d’âme ou acceptent sans se rebiffer des pressions .
    On se retrouve un peu devant la problématique de l’agriculture bio, on y croit et on s’engage mais pas nécessairement par idéalisme mais parce que l’on pressent que c’est une manière de se démarquer des produits aux origines douteuses et non vérifiables et que c’est une opportunité unique et réelle de ré exister en tant que que professionnel et on laisse le tout venant faire masse tout en sachant que dans les cas sérieux on se tournera nécessairement vers des professionnels qui ont auront su créer une dynamique autour de leur propre éthique
    Au fait Patrick j’aime beaucoup les photos jaunes d’ailleurs au début du film le petit avion dans lequel s’envole le héros de The Artiste est jaune, si si ! je l’ai vu jaune !
    Encore un coup des images subliminales…

    Plus sérieusement voila du boulot pour Pixelartese : Crée un label et ne pas laisser les agences décider de ce qui est conforme ou non conforme

  2. Votre article ainsi que la vidéo « retouche extrême » relancent effectivement le débat sur ce qu’est (devenue) la photographie. Et c’est bien vrai qu’il y a d’une part la photo et de l’autre l’infographie. Les possibilités semblent infinies et chacun doit s’imposer des limites.
    Ceci dit, on a tendance à croire qu’avec le numérique, tout est nouveau…

    Pour ma part, j’ai longtemps pratiqué le labo noir et blanc. C’était la solution pour interpréter davantage que témoigner. Tirer soi même, c’était signer son image. A cette « époque » (avant le numérique), on interprétait un négatif et les possibilités étaient grandes. Il y avait le recadrage, le vignettage, l’exposition était soignée grâce au zone system. A la main, on ajoutait de la lumière ou à l’aide de bidules, on la retenait. Le tireur avait le contrôle de la luminosité et du contraste, des valeurs de gris. L’image était virée et repiquée pour éliminer toute imperfection… On pratiquait sur le même tirage diverses expositions à divers grades. Aujourd’hui on appelle cela HDR ! J’ai longtemps craché sur le numérique! Parfois encore un peu si on parle de beaux tirages.

    Un jour, un déménagement et le manque de temps ont fait que je suis passé au numérique. Aujourd’hui, mes fichiers sont toujours au format RAW et sous camera RAW, je retrouve les manipulations que je pratiquais avant mais avec plus de finesse et de souplesse. Finalement, qu’avons nous inventé ?
    Reste photoshop… Qui tient plus de l’infographie que de la photographie, de la retouche que du traitement.
    Nos yeux sont habitués aux images « parfaites ». Parfois la tentation est là…. Quand je vous relis et que je repense à cette vidéo, je me dis qu’en rester aux retouches traditionnelles, c’est la voie que je dois suivre. Sans aucun doute, l’imperfection se doit d’exister.

    • reflexnumerick says:

      Le problème ne date pas du numérique effectivement. disons que le métier est très touché de nos jours et qu’une mise à plat me semble indispensable …. Le débat est vaste.

  3. Jc says:

    Comme souvent ton discours me plait, MAIS…

    - Tu décris une règle simple et souvent intuitive de la communication : « Qui dit Quoi et Pourquoi ? »
    - Ok, tu nous dit Qui et Quoi, mais le Pourquoi ? hein, le Pourquoi ? Il est peut être là, le nœud du problème : Pourquoi ? …
    Et toi, pourquoi ton discours ? ^_^ … (je déconne, quoique…)

    Sinon je retiens un concept évident mais néanmoins très bien formulé :  » La rumeur tient lieu d’information ». Idée simple, vraie et compréhensible par tous.

    Je te rejoins en grande partie sur la différence entre l’infographie et la photographie. C’est un cheval de bataille pour moi comme pour tant d’autres. Je me bagarre d’ailleurs non pas contre photoshop mais contre l’utilisation mensongère qu’il induit trop facilement.
    Je rejoins totalement ton idée de label à ceci prés qu’il ne devrait pas être institué pour des photos non retouchées mais pour des « photos » (infographies en fait) retouchées. Il ne faut surtout pas abonder dans une voie où le « simple » (ie pur, authentique, d’origine, …) soit obligé de se justifier de l’être, mais « obliger » les infographies à se déclarer comme telles.

    Pour répondre à Courtesfocales je dirais que la perfection n’a de raison d’exister que si l’imperfection demeure.

    Cordialement,
    L’écorché ^^
    Jc.

  4. Cocagne says:

    On a de tous temps bidouillé les images les photos et les événements ce n’est pas nouveau et selon ce que j’ai compris la proposition de Reflexnumerick dépasse la notion de correction des rendus d’une photographie et même les légères corrections de « courtoisie » il s’agit des manipulations à la « soviétique

    L’idée est de définitivement différencier dans l’esprit du public une photo labellisée « brute de cadrage » d’une image retouchée que ce soit à des fins artistiques ou commerciales. Les plus simplets de nos concitoyens mettent tout en doute, c’en est même devenu une forme de snobisme; ils ne croient plus dans les exploits de leurs sportifs préférés, ils détournent la têtes des images venant de conflits externalisés soupçonnées d’être validées par l’une ou l’autre des puissances en lice, ils regardent un débat politique sur leur lucarne avec dédain et ne sortiront pas un kopeck pour acheter un journal d’information, genre qui, pour survivre, doit proposer tout un tas d’ersatz.
    ils sont bien entendu adeptes mous d’une quasi théorie du complot ils négligent leurs devoir de citoyen augmentant par la même l’impact relatif des idéologies obscures.
    La photo de témoignage n’est pas seule en cause, souvenez vous de l’interview bidonné de Fidel Castro par un fameux présentateur Télé ! beaucoup avaient crié au scandale et pourtant celui ci n’a même pas été ridiculisé dans sa profession alors que c’était l’occasion d’ouvrir la boite de Pandore.
    Il ne s’agit pas non plus de remettre en cause le beau travail de certains photographes de mode ou des grands portraitistes il s’agit de laisser se noyer dans leur masse informe les flots d’images bidouillées ou susceptibles de l’être et de créer une dynamique de crédit en faveur des grands témoins que sont les reporters photographes et des photographes qui se reconnaitraient dans une démarche esthétisante au moment de la prise de vue, le fameux langage photographique,mais qui s’engageraient dans une charte acceptant de se soumettre à un système de contrôle du niveau de ce qui se fait dans les professions ayant choisi de défendre leur savoir faire à travers des labels des appellations contrôlés ou des marques.
    J’ai déjà participé à la création de diplômes dans deux professions très différentes les unes des autres et je peux vous affirmer que ce qui était prévu s’est passé : la crédibilité des professionnels s’est avéré décisive dans des milieux où le monde associatif avait tendance à vouloir écrire la musique.

    Une citation de Patrick Chauvel trouvée la :
    http://www.radio.cz/fr/rubrique/faits/patrick-chauvel-en-libye-le-temoignage-des-journalistes-a-pour-la-premiere-fois-servi-a-quelque-chose Merci à Bru

    « J’ai la sécurité de l’emploi : il y a des guerres partout. Je pense que je vais essayer de passer en Syrie. Cela fait quand même un moment que les Syriens ont les bras tendus avec leurs téléphones mobiles pour faire des images. On dirait des gens qui appellent au secours, qui sont en train de se noyer. Il serait temps que l’on vienne les aider à faire des photos à leur place. Malheureusement, leurs photos sont, comme on dit en termes journalistiques, ‘non vérifiables’ et ‘non-indépendantes’. Bien sur qu’elles sont vraies, mais c’est à nous de faire des images maintenant, de prendre le relais. Mais c’est très difficile de passer, la frontière est fermée. »

  5. RioBravo says:

    Courtesfocales relativise à juste titre la nouveauté de nos préoccupations. Dans la presse quotidienne que j’ai connue, au temps où la machine à calcul la plus moderne était la caisse enregistreuse de mon boulanger et où Photoshop n’était même pas concevable en rêve, aucune photo ne partait à la photogravure sans de larges retouches à la gouache et à l’encre de Chine. La rusticité des trames d’impression le nécessitait, d’ailleurs, mais on ne s’arrêtait pas à cet ajustage technique, et on en profitait largement pour arranger la réalité. Je n’ai jamais entendu de protestations sur le principe (même si le jeune homme que j’étais trouvait qu’on salopait plutôt le travail du photographe).

    Les grands portraitistes mondains, comme Harcourt, proposaient aux clients une dizaine de ce qu’ils appelaient des « épreuves », d’aspect assez primaire, parmi lesquelles on choisissait la photo à immortaliser. Lorsque le tirage final était fourni, on pouvait constater d’extraordinaires embellissements, entièrement de la main de l’artiste, dont aucun client ne se plaignait. Maintenant, avec Photoshop, je ne suis pas sûr qu’on fasse mieux, ni même plus vite (cf:: la belle photo récente, toujours chez Harcourt, de cet acteur que tu apprécies à juste titre, Patrick).

    J’ai été époustouflé par la vidéo, sous le lien « manipulations », moi qui n’ai pas les moyens (ni l’utilité) de m’offrir le CS5. Mais boudi, quel boulot ! C’était plus simple autrefois avec les moyens du bord. Ce ne sont pas les retoucheurs de Staline qui me démentiraient. Et ne parlons pas des images d’Epinal, seules illustrations de toute une époque à l’usage du peuple, même dans la presse de la fin du XIXème. Je crains donc que tout cela ne soit pas nouveau… Et, comme tout ce qui n’est pas nouveau, ça durera sûrement aussi longtemps que les impôts.

    Il ne faut pas abandonner la cause pour autant ! Bien au contraire, et j’ai modestement oeuvré en ce sens pendant toute ma carrière de journaleux (en matière de bobard, je me suis toujours bien plus méfié des mots que des photos). Je crois, cher Patrick, que ta proposition va en ce sens, mais je dis : vaste programme ! Et surtout prudence.

    Attention à ne jamais céder le volant aux législateurs en tout genre, parce qu’ils ne le rendront plus. Mme Boyer est une intégriste. Elle n’aime pas les gens de photo, maquilleurs ou non, journalistes ou publicitaires. Elle ne rêve que de les placer sous bracelet électronique. Et, comme toujours en pareil cas, elle ne fait pas la part des bidouilleurs et des professionnels honnêtes. Elle a du soutien au Parlement et son équivalente en Angleterre, avec la députée « sociale libérale » (sic) Jo Swinson, amazone fanatique de la censure de l’image. La photo, le journalisme et le photojournalisme sont évidemment des domaines de liberté, qui doivent autodigérer leurs défauts, leurs excès, leurs déviances. Les ligues de vertu et les pisse-vinaigre nous les cassent bien assez sans qu’on aille, en plus, les chercher à domicile. Dommage qu’on ait oublié l’avertissement du président Pompidou à ses conseillers : « Arrêtez d’emmerder les Français. »

    Amitiés à tous.

  6. Cocagne says:

    Cocagne :
    …on n’interdit pas on ne rend pas obligatoire mais on laisse les gens décider de ce qu’ils veulent trouver dans leurs média; en leur donnant un outil pour juger de la crédibilité de ce qu’on leur propose…

    JC :
    …Je rejoins totalement ton idée de label à ceci prés qu’il ne devrait pas être institué pour des photos non retouchées mais pour des « photos » (infographies en fait) retouchées. Il ne faut surtout pas abonder dans une voie où le « simple » (ie pur, authentique, d’origine, …) soit obligé de se justifier de l’être, mais « obliger » les infographies à se déclarer comme telles.
    ..
    Rio Bravo :
    ..Attention à ne jamais céder le volant aux législateurs en tout genre, parce qu’ils ne le rendront plus.
    ….La photo, le journalisme et le photojournalisme sont évidemment des domaines de liberté, qui doivent autodigérer leurs défauts

  7. Cocagne says:

    Jc
    Dans la mesure ou la remise en question et la revendication de crédit viens d’une partie c’est à celle ci de lancer une réflexion pour se démarquer, par contre sauf à tomber dans un système qui s’appuierait sur le législateur il me parait difficile de vouloir imposer à une profession dans tout son ensemble des règles autoritaires qui remettraient en causes des siècles de pratique.
    Pour moi cette proposition ne concerne que la photo de témoignage, la photo documentaire, la photo d’enquête et seuls ceux qui pensent pouvoir trouver un avantage à mettre en avant un label, draconien, peuvent s’imposer à eux même de telles difficiles et nobles contraintes.
    Par contre il faut aussi prévoir les sanctions si l’on rompt les engagements…et alors la vaste programme comme disait..

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