Quelle drôle d’idée, relayer des discutions de forums sur lesquels les spécialistes de hauts vols s’étripent, relayant ainsi tous les poncifs des constructeurs ! Quand j’écris « spécialistes », c’est péjoratif, bien sur.
RAW et JPEG sont des formats de fichiers, tout simplement. Le format RAW, pour rappel, est le format natif dès la prise de vue. Un fichier RAW ne peut être visible car transformé dès son transfert, interne au boîtier, pour être exporté de celui ci. (le plus souvent c’est une compression, pour le reste les fabricants ne dévoilent pas leurs recettes tenues secrètes).
Le format JPEG est un fichier compressé, plus que le RAW puisqu’il en est issu, soit directement par le logiciel interne au boîtier soit par un logiciel externe à celui ci, fichier respectant les réglages que vous avez indiqués à votre boîtier ou à votre logiciel de traitement.
Je rappellerais que les JPEGS sont en 8 bits et les RAWS en 12, 14 ou 16 bits. 8 Bits signifiant 256 niveaux de valeurs par couleurs soit + de 16 millions de couleurs ; les RAWS 16 bits rendent 65536 niveaux de valeurs par couleurs soit des milliards de couleurs.
Remarquons que jusqu’ici, nous n’avons pas encore parlé de photographie mais d’informatique, continuons un peu pour donner le ton à mes arguments, un écran de PC restitue au maximum 10 bits . Un papier photo se situe aux environ de 3 bits de restitution de valeurs. Et l’œil humain peut percevoir entre 6 et 10 millions de couleurs, donc moins qu’un fichier JPEG.
Pour anticiper toutes les déformations de mes propos, je précise que je suis photographe, pas scientifique pour un rond, que je ne prétends à rien d’autre qu’une certaine cohérence. Je rajoute que je ne suis pas « tireur » de photos, que le labo argentique m’a passionné mais que le numérique m’a soulagé de ce point de vue, que je trouve le rendu de l’argentique bien meilleur que celui du numérique, esthétiquement ; mes outils de travail sont : deux boîtiers S5 pro de Fuji pour l’essentiel, un Nikon D40 et, deux objectifs principaux, le 35 mm F/1,8 Nikon et le 85 mm F/1,8 Nikon, ainsi qu’accessoirement, les 24 mm F/2,8 et 50 mm F/1,8 Nikon et pour quelques prises de vue le 200 mm F/4 AI Nikon (et d’autres, mais pas du tout significatifs en terme d’utilisation comme un 80-200 F/2,8 Nikon). Pour le traitement des fichiers, Lightroom 3, The Gimp, Photoscape, Image Resizer. Je donne, ensuite, mes photos à tirer à un laboratoire.
Développons, maintenant, nos opinions.
Tout d’abord d’un stricte point de vue technique, le fichier Raw est le moins compressé, c’est un fichier « natif ». Une de ses faiblesses est que chaque fabricant a sa propre norme , son propre codage du fichier Raw. Ainsi pour « dématricer » un fichier Nikon, il faudra soit utiliser un dématriceur Nikon, soit faire confiance à un dématriceur externe auquel Nikon aura transmis ses codages, en espérant que ceux ci soient réellement transmis dans leur totalité. Il en est ainsi pour tous les fichiers Raws de tous les fabricants. En clair, chaque fabricant à son propre logiciel de dematriçage, certains l’offrent, d’autres le vendent. Cela pourra poser un sérieux problème d’archivage si des fabricants disparaissaient avec leurs « secrets », ce qui n’est pas à minimiser ; l’illusion de l’éternité pour une marque est très largement répandue, l’histoire nous prouvant, chaque jour, le contraire. Or, aucun effort de standardisation, à ma connaissance, n’est à l’ordre du jour ; constatons simplement que le fichier JPEG est le plus universellement utilisé. Des travaux d’amélioration de ce fichier sont d’ailleurs entrepris, pour le faire évoluer vers une moindre compression. Mais les différences, de ce point de vue, ne sont pas essentielles. Tout le monde reconnaîtra que les RAWS contiennent plus d’informations que les JPEGS. Photographiquement parlant, les questions ne sont pas celles ci ; mais, est ce qu’une photographie « doit » être postraitée avec un logiciel externe, à partir d’un fichier RAW ? Est elle mieux restituée ainsi, qu’avec le logiciel interne du boîtier ? La finalité d’une photographie est elle d’être postraitée ou bien d’être tirée sur papier ou montrée à l’écran? Avons nous vraiment besoin de postraiter, à posteriori une photographie ?
Je ferais remarquer la sophistication des boîtiers, dit professionnels, permettant des réglages très fins, y compris par importation de courbes spécifiques et personnelles, pour avoir des fichiers directement exploitables en JPEG. Remarquons également, la faiblesse de beaucoup de boîtiers pour leur traitement interne, délivrant des fichiers JPEGS aux rendus plus ou moins dénaturés. Relevons également, les défauts les plus importants de la technologie numérique, le manque de dynamique des capteurs et une balance des blancs approximative. Ces deux points justifient à eux seuls, l’utilisation de fichiers RAWS pour 1/ simplifier l’utilisation du boîtier 2 / rattraper la faiblesse du boîtier. Mais ces deux cas, prouvent aussi que l’utilisation direct des fichiers JPEGS du boîtier est tout à fait envisageable pour des photographies de qualités et que, selon son budget, ses choix, le photographe pourra choisir tel ou tel boîtier pour avoir des fichiers JPEGS directement exploitables.
A ce point de l’exposé, je précise, que si le JPEG est moins souple en postraitement que le RAW, il est, en définitive, déjà traité et pratiquement « prêt à l’emploi », les manipulations que vous devez effectuer avec votre fichier l’ont déjà été avec votre boîtier et, seule, la qualité de celui ci fera la différence, en exceptant le subjectif, c’est à dire votre choix personnel de rendu qui pourra être loin des canons habituels et se contenter d’un fichier de téléphone portable qui pourra se transformer en chef d’œuvre ! Profitons en pour préciser ce que j’entends par postraitement d’une photographie soit l’optimisation de celle ci par l’amélioration du contraste, son recadrage, sa mise à niveau, son redressement, redressage des perspectives, léger travail des couleurs, accentuation, nettoyage des poussières, et autres interventions classique sur une photographie y compris certains travaux de masquage. Le travail de postraitement est généralement confondu avec le travail d’infographie ou de graphisme : changement des tonalités, des lumières, ajouts ou suppressions, transformation de personnages ou d’objets, bref le changement de la photographie en une autre image ou la création logicielle d’une image . Cette confusion entretient des quiproquos quant à l’utilisation des fichiers photos puisque dénaturant même les deux activités de photographe et graphiste / infographiste y compris en faisant l’amalgame tireur photos et photographe. Le simplisme n’a pas sa place dans le raisonnement et la rumeur, satisfaisant les moutons de Panurge ou encourageant une flemme compréhensible, est un poison. Donc, un graphiste, infographiste n’est pas forcément photographe. Un tireur de photo non plus mais il est lié au photographe, il n’a pas de « vie » professionnelle indépendante, il traduira ce que veut rendre le photographe à l’inverse de l’infographiste qui peut interpréter à sa guise n’importe quel fichier informatique pour en faire « son » image. Le photographe peut être infographiste ou tireur, il reste photographe quand il interprète à sa guise ses photos. Mais l’activité du photographe est la prise de vue, sa technicité consiste à optimiser celle ci; la technicité ne définie pas totalement le photographe, il peut être piètre technicien et excellent « capteur » de son environnement. Et là, les difficultés commencent à poindre quant aux éclaircissements sur la nécessité de « faire du RAW ou du JPEG ». Le piètre technicien aura recours à un infographiste ou à un tireur s’il veut des tirages satisfaisant de ses photos et devra donc travailler en argentique ou avec des fichiers RAWS. Le bon technicien pourra travailler en JPEG car il lui suffira d’optimiser ses fichiers. Un photographe pourra préférer travailler en RAWS pour pousser dans des retranchements visuels l’image qu’il souhaite obtenir si cela correspond à son style de photos mais ce n’est pas une « obligation ».
Je reviens à la technique. Nous avons vu plus haut que les supports de la photographie, écran ou papier, ainsi que l’œil humain, maillon final le plus important, étaient « limités » par rapport aux possibilités informatiques de transformations du fichier. Ce qui m’emmène à écrire que les transitions de couleurs, leurs nuances y compris pour les gris et noirs et blancs ne sont pas perçus dans leur totalité après traitement informatique, seul l’ordinateur pourrait les percevoir s’il avait une conscience. Cela relativise les discussions sur les différences entre une photo tirée d’un fichier RAW par un logiciel externe et un JPEG tiré d’un RAW par le boîtier et optimisé par la suite. Les « dégradations », dites irréversibles, ne sont pas visibles par l’œil humain, même si elles existent « virtuellement » (il suffit de travailler sur une copie du JPEG pour que ce soit réversible)! Et personne ne l’a prouvé à ce jour en montrant des différences sur des tirages, dans le cadre défini plus haut. C’est à dire que les différences perçues ne peuvent l’être que si le boîtier transmet de « mauvais » JPEG, si le photographe a surestimé ses capacités à travailler directement en JPEG, si l’optimisation du fichier JPEG est mal faite ou si le photographe veut faire un travail infographique sur ses photos….etc…Ce sont donc des paramètres parfaitement maîtrisables, qui n’induisent en rien la supériorité du travail avec tel et tel format sur un autre format de fichier. Les seuls micros différences éventuellement perceptibles le seront alors sur un agrandissement de plusieurs mètres carrés ou un crops 100% écran.
En fait cela revient à écrire que la nécessité d’un investissement en énergie très conséquent, logiciels, disques durs, tracas, investissement de temps, apprentissage et autres justifierait un gain de qualité qui dans tous les cas de figures représenterait en fin de compte quelques pouillièmes de « progrès » pas forcément visibles ? Avec comme seul argument résumé, par mes soins, « ça ne prend pas plus de temps aujourd’hui » par la puissance des logiciels externes ? Et ce, érigé en vérité établie, par le simple constat d’une capacité plus grande du fichier RAW ? Alors,que ces aficionados achètent des chaussures de 15 tailles plus grandes, qu’ils voyagent seuls en avion géant, qu’ils achètent des véhicules de 12 m de long qui ont la capacité d’atteindre 800 km/h ou qu’ils s’équipent de réfrigérateurs de plusieurs m3 par peur du manque de provisions mais qu’ils cessent de projeter leurs pensées sur le public en argumentant que très partiellement, reprenant systématiquement des arguments de fabricants défaillants ou d’industriels de logiciels de postraitement et de photographes qui hésitent entre deux métiers !
La dernière facette que je souhaite argumenter est artistique. La confusion entre les différentes activités de l’image est apparue très tôt. Beaucoup de photographes pionniers voulant imiter les peintres ou, au contraire très créatifs, mesurant le potentiel de cette invention, l’ont détourné de son but premier. Libre à chacun de se déterminer, là n’est pas la question. J’aime le monde de l’image en général, j’ai choisi la photographie, ça me regarde. Mais il n’est pas nécessaire de maîtriser l’infographie ou le tirage ultra perfectionniste pour être bon photographe, savoir optimiser le négatif qu’on a soi même développé puis le tirer tel que nous avons perçu la scène et faire de même avec le fichier numérique est aussi une démarche photographique « artistique », celle qui refuse de travestir, transformer par des artifices, se contentant de donner son « point de vue » avec les outils que sont le boîtier et l’objectif choisi. Cadrant avec minutie, mesurant la lumière au mieux pour que le boîtier ou le rodinal s’expriment en facilitant le rendu du tirage/traitement. Nul besoin de « travailler » pendant un mois le fichier, comme j’ai pu le lire, quelle bêtise ! Qui traduit plus une certaine incompétence que dextérité. Qu’on ne me jette pas à la figure beaucoup de photographes renommés, aux rendus outranciers, qui ne sont pas, à mes yeux représentatifs sauf de ce chevauchement entre plusieurs activités, mes définitions suffisent à deviner qui j’apprécie ou pas. Qu’on arrête de raconter n’importe quoi sur des fichiers numériques alors que d’ici quelques années la plupart auront disparus. Laissons travailler les fabricants, je suis toujours aussi bluffé par la capacité de Fuji pour, justement, laisser s’exprimer les photographes, tirant le meilleur des RAWS par un logiciel interne au boîtier et permettant un travail poussé sur les fichiers JPEGS en résultant. Je pensais que c’était propre au capteur et informatique embarquée des anciens S3 et S5, mais non, les utilisateurs des récents X100 et X10 confirment. Nous pouvons travailler avec des Jpegs issus de ces différents appareils photos.
Chers lecteurs, j’espère avoir un peu plus débroussaillé le terrain devenu très compliqué de la photographie. Retenez que « RAWS ou JPEGS » n’a qu’une importance relative à des critères précis, que seul compte le rendu final, que celui ci est déterminé à la prise de vue par le photographe et par la capacité du boîtier à faire son travail. Ne comparez surtout pas l ’argentique au numérique car ce sont deux solutions techniques différentes. Le boîtier numérique n’est pas qu’un support de capteur, dans le sens où en argentique le boîtier était surtout un support pour pellicule, mais bien une grande partie de ce qu’était le tireur de photos. L’autre partie, pas la plus délicate, vous pouvez l’effectuer à partir de bons fichiers JPEGS si vous êtes cohérent dans votre démarche de photographe.
Et pour conclure, je souligne que la photographie a besoin de redéfinir son cadre. Considérée comme essentiellement « artistique » aujourd’hui, elle doit être différenciée du photojournalisme, des chartes doivent être établies, non pas pour déterminer qui est un « vrai » photographe mais pour permettre à une profession de survivre. Que le public sache que ce qu’il voit correspond à une catégorie spécifique de travail ayant ses propres contraintes. Que le talent se reconnaisse dans tous les domaines est une évidence, que tous les photographes parlent de la même chose lorsqu’ils parlent de leur activité / métier n’en est pas une !
ReflexNumerick, LE BLOG
P.S : Vous aurez remarqué que RAW ou JPEG, je m’en fous. Je postraite, à ce jour, généralement des RAWS avec le Nikon D40, des JPEGS avec mes S5, il m’arrive de faire des JPEGS avec mon D40 et des RAWS avec mes S5 … Demain, je n’en sais rien !
Hé, bé, je vois que tu persistes et signes, Patrick…
Pourquoi refuses-tu de comprendre que si les formats RAW et Jpeg coexistent, c’est parce qu’il y a une raison toute simple : le Jpeg est dédié aux images « instantanées », qui seront utilisées « telles quelles » (cas de 95% des gens, qui faisaient tirer en 10×15 leurs pellicules couleurs, ou des photographes qui ont besoin d’une productivité maximale, comme les reporters, les mariagistes, etc), et le RAW est destiné à tous ceux qui veulent post-traiter leurs images, comme on le faisait à l’époque sous l’agrandisseur. Et, dans ce cas, il y aura toujours intérêt à partir du fichier qui contient le maximum d’informations, c’est une évidence.
Petite remarque en passant : le RAW n’est pas compressé, contrairement à ce que tu affirmes dans ton article…
Hello !
Ben oui, ça peut être une vision de choses, pas fausse non plus. Car, tu l’as compris, il n’y a pas de Raw contre Jpg. Mais les points de vue sont différents selon l’angle de placement
Les photographes sont libres de travailler comme ils l’entendent, les infographistes aussi. Nous sommes toujours d’accord. Le fichier Raw, bien que compressé et transformé dès la prise de la vue par le logiciel interne au boîtier, oui, oui, est quand même bien moins compressé que le fichier Jpg. Mais le fichier Jpg a déja reçu une grande partie des traitements par le boîtier, que nous ferions « quand même », normalement,sur un fichier Raw d’où mon opinion! Pour le reste, la qualité des traitements initiaux et la qualité du fichier jpg lui même vont influer sur la capacité de celui ci à encaisser ce que voudra faire le photographe. C’est l’avantage du numérique sur l’argentique. Or, les fabricants se penchent sur des solutions qui n’en sont pas, qui font vendre plus et plus cher pour des gadgets, au lieu d’améliorer cette partie essentielle de la photographie numérique. Or, je le répète, Fuji a réussi à le faire techniquement puisque les fichiers jpg issus des S3 et S5 sont exploitables tels que sortis du boîtier et nous pouvons aussi les travailler très largement après coup et obtenir des résultats probant avant d’atteindre les limites visibles, à l’œil nu, du fichier ! Ce qui m’étonne, c’est que la solution n’a apparemment pas été poursuivi bien que les X100 et X10 semblent reprendre le flambeau, mais peut être, peux tu en dire plus à ce sujet et faire des essais avec le X10 ?
Ensuite le numérique, en chamboulant la donne, a changé les règles et la perception des métiers de la photographie. Il faut réfléchir aux causes pour redresser la barre, mettre en place des bases de reflexions et réfléchir vite avant que ce métier ne disparaisse au détriment d’une bouillie d’un mixte photographie / infographie. Pour le côté « artistique » pas de problèmes majeurs, pour les métiers informatifs de la photographie, il y a danger car c’est à cette facette que s’attaque les politiques et les faiseurs de spectacles qui désirent s’accaparer la bonne parole !
Mais OK, pour dire avec toi et tant d’autres, que le fichier Raw contient plus d’information que le fichier Jpg qui en est issu et a déja reçu le principal du traitement indispensable.
Je ne comprends pas pourquoi tu persistes à affirmer que les données contenues dans un fichier RAW sont compressées*. Ce n’est pas le cas, sauf configuration spécifique qui a d’ailleurs, il me semble, disparu sur les boitiers les plus récents…
*sauf, le cas échéant, avec un algorithme dit « réversible », donc sans perte.
Car les données captées sont « forcément » traduite pour être visibles par les systèmes informatiques. Le fichier dès sa sortie du boîtier n’est plus « brut » à proprement parlé …
Effectivement, il y a du traitement avant le raw surtout pour la gestion du bruit numérique mais fichier en sortie est brut d’après traitement
D’abord, je ne suis pas un « pro » de l’image. Le Raw pour moi est une drogue, du jour ou j’ai compris son utilité et maitrisé les outils de développement, je ne peux plus m’en passer. Je l’utilise systématiquement quelque soit le style de photographie. Je dirais plus simplement que qui peut le plus, peut le moins, Il permet de décupler les possibilités d’un boitier au travers des traitements que l’on peut faire et de bien profiter de la dynamique du capteur. Mon grand regret aujourd’hui est de ne pas l’avoir compris plus tôt (ça ne fait que 3 ans que je shoote en raw avec développement sous lightroom).
Après pour ce qui est de la pérennité du format propriétaire, je dirai qui vivra verra mais dans le pire des cas, on aura quand même largement le temps de ce retourner et de convertir ces raw dans un autre format.
Ensuite, pour ce qui me concerne, j’évolue beaucoup dans ma perception de la photographie, dans ma technique de post traitement et il est toujours intéressant de reprendre d’ancien raw et d’y appliquer un autre traitement, en particulier pour les noir et blancs ou je recherche d’autres rendus.
Donc pour moi, je ne pose même pas la question, c’est du format Raw à 100% …
Ps : bonne fin d’année Patrick !!!
Merci pour ton témoignage et bonne fin d’année aussi !
Salut l’ami j’ai pas lu mais ça doit être surement intéressant, non moi je voulais juste te dire, Salut et passe toi la bien cette nouvelle.
Yves
Et bonne année à toi aussi !
P.S : Gaffe! A trop les battre, tu peux les perdre …
Hello Patrick !
Tu penses bien que je ne vais pas transposer chez toi la polémique qui a fait rage (une fois de plus) sur un certain forum. C’est juste l’occasion de te souhaiter une bonne année, santé, prospérité dans ton activité professionnelle et harmonie dans ta vie personnelle.
Là où tu as le plus raison, c’est lorsque tu objectes que, à l’oeil et pour la plupart des utilisations, l’image Jpeg et l’image tirée d’un RAW ne diffèrent pas. D’autant que l’image visible est presque toujours… un Jpeg (parfois un Tiff).
Mais je me demande s’il faut rapprocher le post-traitement du graphisme jusqu’à presque les assimiler. Que ce soit en argentique hier ou en numérique aujourd’hui, j’ai toujours connu des photographes qui aimaient bien passer de l’autre côté pour rattraper au labo les approximations de la prise de vue. Pourquoi ne pourrait-on faire soi-même, avec ses propres options, ce que l’APN fait automatiquement en produisant un Jpeg ?
Graphiste, c’est un autre métier. Tu as très bien décrit son activité. Economiquement, elle se justifie aussi : publicité, mode, illustration technique, etc. Les logiciels ne sont d’ailleurs pas les mêmes : Lightroom pour toi, CS5 ou Illustrator pour eux. Et pas au même prix : l’argent que tu mets dans ton matériel de prise de vue, ils le mettent dans leur informatique.
Pour mon modeste cas, je fais… du RAW+Jpeg, ce qui ne mange pas de pain. Compte tenu de la taille des disques durs d’aujourd’hui et de leur coût (même s’il augmente un peu ces temps-ci), on n’a pas à s’en priver. Et, comme ça, on est sûr d’être dans le vrai. J’utilise le RAW en post-traitement pour une raison principale (peut-être même l’unique raison) : je me sers de DxO, qui présente certainement le meilleur module de traitement du bruit. Or, dans ce domaine, il n’offre l’ensemble de ses possibilités que sur les RAW. Chacun a ses manies, moi c’est le piqué et la finesse, dont le bruit est l’ennemi. Compte tenu des performances moyennes de mon matériel photo, j’apprécie le coup de main du logiciel. D’autres auront d’autres préoccupations.
Comme toujours, chacun voit midi à sa porte. Le débat me paraît aussi inutile que celui qui oppose la ville à la campagne, le Diesel à l’essence et… Nikon à Canon.
A bientôt !
Salut et bonne année à toi et ta famille !
Nous sommes d’accord sur tous les points sans exception. Ce que je soulève sont surtout des incohérences. Quand j’écris « argentique » je m’entends répondre « numérique » et vice-versa.
A bientôt,
Patrick